Sur les chemins - Panaméricaine

Préparer son voyage: Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

Dans cet article, nous allons essayer de vous expliquer notre démarche, car ce voyage est bien différent de vacances à long terme. Nous souhaitions lui donner un objectif, nous souhaitions que ce voyage fasse sens, pour nous bien sûr, mais aussi pour nos proches restés en France, et pour tous ceux qui s’y intéresseraient. Nous souhaitions également qu’une fois rentrés chez nous, nous puissions nous servir de ce que nous aurions vécu, au delà des centaines de souvenirs, photos et histoires.

Allez, on vous en dit plus…

Passer de l’envie à l’idée:

Passer de l’idée au projet:

Passer du projet au concret:

Passer de l’envie à l’idée:

  • L’envie d’ailleurs, l’envie d’autre chose :

Après avoir été sages et studieux, une année sabbatique au milieu et nos BAC +5 en poche, on s’est dit qu’il était temps pour nous d’aller de l’avant, mais vers une toute autre destinée pour les prochains mois/années à venir. On avait envie d’apprendre encore plus mais de manière vivante, de sortir du circuit traditionnel et de ne pas tomber dans le piège du système. Oui on a le droit de partir voyager, de créer de nouveaux projets sans avoir travaillé. Il faut beaucoup de motivation, du soutien aussi et quelques économies, mais nous on avait envie de penser que tout est possible. Et trois an et demi plus tard, on tient à vous dire qu’on ne s’était pas trompés et qu’on est allés beaucoup plus loin que ce qu’on pensait, qu’on a appris au-delà de nos espérances et qu’on a mûri des dizaines de projets d’avenir. Alors même si on nous a fait peur, si on a douté de nous, nous on tient à vous témoigner que c’était la meilleure décision que nous pouvions prendre.

On avait envie d’ailleurs, d’autre chose, on ne voulait pas s’enfermer dans un avenir qu’on aurait peut-être du mal à quitter une fois qu’on serait installés dans une situation stable et prospère… Et puis on rêvait de découvrir le monde, d’apprendre une nouvelle langue, de se rencontrer différemment.

  • L’envie de faire bouger les choses :

Nos études nous ont poussés à la réflexion et à la curiosité, alors quoi de mieux que partir voyager à l’autre bout du monde pour affronter les convictions et valeurs qu’on croyait solides ? On imaginait difficilement partir voyager pour voyager, d’abord parce qu’en France déjà nous avions un mode de vie que nous voulions basé sur des valeurs sociales et écologiques, mais aussi parce que nous voyagions avant tout pour apprendre, découvrir et s’inspirer pour pouvoir revenir avec de nouveaux projets et espoir d’une société plus solidaire et plus juste.

C’est pour cela qu’on est partis voyager avec l’idée d’en faire un projet, un vrai de vrai, qui ne soit pas juste pour nous, mais qui serve aussi aux gens qu’on rencontrerait ici et ailleurs. Un projet à visée sociale, environnementale et qui militerait pour un retour au local et à la mise en valeur des savoirs faire de chacun. On s’est donc dit que tout au long de la route, à travers les pays qu’on traverserait, on irait à la rencontre des personnes qui font la différence, aussi petite puisse-t-elle paraître. Avant même de partir on était persuadés qu’on avait beaucoup à apprendre et que la notion de développement avec laquelle on nous bassine depuis toujours serait bouleversée. Parce qu’au fond peut-on dire que notre société du TOUT en sur-dose est parfaite et heureuse ? On voulait se rappeler de l’essentiel, bouleverser les codes, les savoirs, les acquis et revenir avec tout plein d’idées à investir dans un projet, celui d’un tiers-lieu.

  • L’envie de faire quelque chose ensemble, qui nous permette d’en apprendre plus, de découvrir… Et pourquoi pas partir tous les deux ?

Nous sommes tout deux de grands curieux. Alors quand Océane qui a toujours eu la chance de voyager a émis l’idée de ce voyage, ensemble, à l’autre bout du monde, Clément, toujours partant pour de nouvelles aventures a tout de suite commencé son sac à dos.​ Minute papillon, il y en a des choses à réfléchir et à prévoir avant !

  • Voyager, mais pourquoi ? et comment ? Pourquoi pas y allier un projet pour donner du sens au voyage ?

Le voyage c’est une ouverture sur le monde, sur l’autre. C’est bien souvent le symbole d’une nouvelle liberté, à la fois dans le temps et l’espace. Nous en tout cas, c’est comme ça qu’on se l’est imaginé dès le début. On voulait partir sans limite, même avec le petit peu d’argent qu’on avait (ce qui n’est pas toujours une limite). On voulait vivre légèrement et revenir bien plus riches des expériences qu’on aurait eu la chance de vivre et d’expérimenter.

Même si on avait déjà des envies, des idées, des idéaux et qu’on savait ce dont on ne voulait pas, notre voyage et la forme qu’il a pris se sont surtout tracés une fois sur place. On avait décidé les grandes lignes, mais de nouvelles encore plus importantes pour nous sont venues s’ajouter en cours de route, et ça pour nous c’était la vraie liberté, celle du « tout est possible ».

  • Contact avec Jeunes à Travers le Monde et le Cridev

Avant de partir il nous a semblé important de s’entourer. Bien sûr on avait nos familles et nos amis qui nous soutenaient. Mais on sentait qu’on avait besoin d’un regard extérieur sur notre projet dans sa globalité. Alors on s’est tournés vers les acteurs locaux de la mobilité jeunesse : les associations Jeunes à Travers le Monde et le Cridev (Centre de Ressources et d’Interpellation pour un monde sans rapports de domination). Celles-ci proposent d’accompagner les jeunes d’Ille-et-Vilaine sur le thème du voyage et du monde au sens large. Elles proposent des formations, des soirées débats, des accompagnements individuels, des bourses… C’est pour nous un réel plus : une façon de se préparer à son voyage, de se poser les bonnes questions, de comprendre le pourquoi du comment. Ça nous a aidé à voir plus clair dans notre projet, à comprendre ses limites et les nôtres.

Passer de l’idée au projet:

  • Le choix de la destination
Préparer son voyage: Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Notre démarche de slow travel, de voyage-projet (partenariats, bourse, budget, transport, volontariat...)

Ça, ça a été un choix complètement guidé par nos histoires personnelles. On avait choisi un seul continent et nous avons dans nos familles et nos amis des histoires avec l’Amérique du Sud. On imagine que c’est comme ça qu’a commencé le cheminement de partir en Amérique. De plus, c’est un ensemble de pays aux histoires fortes, au militantisme fier et courageux, au rapport à la nature particulier, ce qui nous a laissé entrevoir la possibilité de rencontrer de nombreuses personnes et lieux représentant ce qu’on cherchait. Et puis quand on a vraiment joint nos projets, on a réalisé qu’on avait également envie d’aller à la rencontre de nombreuses initiatives en Amérique du Nord, terreau d’une contre-culture puissante et inspirante. Alors de là est née l’idée de remonter la Panaméricaine, route fameuse qui relierait Ushuaïa à l’Alaska.

  • Les débuts du projet

On ne va pas se mentir, on a mis presque un an à préparer ce début de projet, ce voyage. On en a beaucoup parlé entre nous pour définir les envies et les peurs de chacun, puis avec d’autres pour le rendre réel.
On a également passé beaucoup de temps à se renseigner, tant sur les pays et les initiatives que nous allions visiter, notre itinéraire, les différentes façon de voyager en s’appuyant sur les blogs de voyageurs, les conseils, les indispensables, les incontournables… Enfin a commencé l’éternelle liste de choses à faire/penser/prévoir.

  • Les recherches de financement

Le premier financement de notre voyage c’est évidemment nos économies accumulées sur plusieurs années ! Et puis quand on a choisi d’allier nos différents projets, on s’est dit qu’on avait envie de tenter l’expérience à plusieurs. Monter un projet avec des partenaires ça voulait dire que le projet prenait une autre ampleur. On y a travaillé de nombreuses heures pour avoir un vrai dossier explicatif à leur présenter. D’abord pour leur donner envie de nous suivre, de nous faire confiance, mais aussi pour nous. Écrire noir sur blanc nos perspectives, nos envies et leurs projections c’était aussi une manière de le rendre vivant pour nous aussi ; d’en avoir une trace écrite (et aujourd’hui par exemple, après la phase 1 de ce projet, on se plaît à le relire et à voir les changements et les différences qu’il y aurait si on avait à l’écrire maintenant). Pour monter ce projet et partir quand on l’avait décidé, on a donc cherché des organismes souhaitant nous accompagner, sur le projet en lui même, mais également financièrement. On n’a pas poussé très loin les recherches (et ça nous semblait pourtant à ce moment là être beaucoup), mais pendant notre voyage on a rencontré beaucoup de voyageurs qui avaient trouvé de nombreux financeurs et/ou partenaires leur offrant des réductions ou du matériel. Nous avons bénéficié de la bourse Projet Citoyen mise en place par le Cridev et JTM, et au cours de notre voyage nous avons proposé un partenariat à notre assurance (Chapka Assurance) qui nous a offert une réduction sur le renouvellement de notre contrat (le partenariat consiste à faire un peu de communication sur nos différents réseaux sociaux).

  • La recherche de premiers contacts sur place

Une fois la destination plus ou moins établie, on s’est mis à la recherche de contacts sur place car pour nous, il semblait indispensable à notre voyage de rencontrer soit des locaux, soit des personnes installées sur place depuis quelques temps. Mais c’était aussi une façon de prendre contact avec ces personnes à l’avance afin d’avoir des conseils et informations. Là c’est vraiment en fonction de chacun, mais on a activé tous les réseaux : famille, amis, camarades de classe, les amis d’amis, la vieille tante de la copine du père de ta cousine… et tous ceux qui pouvaient avoir un lien de près ou de loin avec l’Amérique du Sud. Il ne faut vraiment pas hésiter à prendre contact car pour nous ça a vraiment changé le voyage. On a été un peu timides au début « Pourquoi cette personne voudrait venir prendre un café avec nous alors qu’elle ne soupçonne même pas notre existence ? »… Mais finalement ces rencontres ont toujours été très fortes ! Et les personnes que nous n’avons pas pu rencontrer nous ont toujours été d’une précieuse aide en termes d’informations et de conseils sur les choses à voir/à faire.

  • Le volontariat

Avant de partir, l’idée de réaliser des volontariats sur place, auprès de familles et d’initiatives locales que nous pourrions découvrir plus en profondeur nous avait déjà conquis. On se disait que c’était l’occasion de découvrir une autre facette des pays, des cultures que nous allions traverser et d’en apprendre toujours plus parce qu’avec nos bac+5, nos dix doigts ne savaient pas faire beaucoup plus que tenir un crayon (bon… on exagère bien sûr mais vous avez compris l’idée). Maintenant, avec du recul on peut vous dire qu’on ne s’était pas trompés, et qu’à ces raisons s’en sont ajoutées d’autres : le volontariat permet de souffler, offre un certain repos (car même si on travaille, on pose les sacs une bonne fois pour toutes, on dort dans le même lit plusieurs semaines, on retrouve un petit quotidien avec une vraie cuisine équipée…). Mais c’est aussi un moyen de reposer un peu le porte-monnaie, car comme on vous l’explique, les dépenses sont vraiment moindres le temps où vous réalisez un volontariat (souvent le logement et la nourriture sont compris). Mais ça on vous en parle plus en détails ici.

  • Le budget

Une part importante de la préparation de ce voyage a été la prévision du budget. Aucun voyage ne se ressemble et notamment car vous rencontrerez tous les budgets possibles et inimaginables sur la route. C’est une donnée qu’il faut prendre assez rapidement en compte dans l’organisation de votre voyage car celui-ci demandera un petit peu d’anticipation et en fonction de vos plans, il vous faudra plus ou moins d’économies (ça coûte pas autant d’aller en Irlande qu’en Australie !). Un budget se calcule à partir de la première dépense qui concerne votre voyage : assurance, billet d’avion, achat d’une paire de chaussures de randonnée, d’une tente, de médicaments, de vaccins… Néanmoins le budget s’adapte aussi à vos économies, en optant pour des achats d’occasion ou du prêt/emprunt de matériel, ou en pensant votre voyage via le prisme du minimalisme (Cf notre article Préparer son sac à dos ou pour approfondir: l’ultra-léger). Si vous avez des doutes sur comment bien établir un budget de voyage, il y a un très bon article de Tourdumondiste qui reprend tout ça, mais vous pouvez aussi vous faire accompagner (comme par le Cridev par exemple, et puis nous serions vraiment ravis d’échanger sur votre projet de voyage si vous le souhaitez !).

Passer du projet au concret:

  • Le choix de votre moyen de transport

Ce paragraphe parle spécifiquement de l’avion car ce fut notre choix à l’heure du départ ; mais il existe évidemment d’autres moyens de transport tels que le train, le bateau, la voiture, le vélo… Nous vous conseillons cet article sur écologie et voyage qui permet de se poser les bonnes questions quant aux différentes possibilités de transport qui s’offrent à vous et leur impact. Aujourd’hui il est sûr qu’on ferait un tout autre choix ! Une fois la période du départ programmée, il était temps pour nous d’acheter nos billets d’avion. Il est toujours bon de regarder de temps en temps pour avoir une idée des prix et il est souvent recommandé, pour bénéficier de prix raisonnables, de s’y prendre plusieurs mois à l’avance pour acheter vos billets d’avion (ou alors vraiment à la dernière minute… mais ça on n’a jamais testé !). Nous, nous avons acheté nos billets fin mai pour un départ fin décembre. Nous vos conseillons également de vous mettre en « navigation privée » dès lors que vous allez faire des recherches sur des billets d’avion ; et également d’utiliser des « comparateurs de vols » comme Google Flights ou Skyscanner . Ces « comparateurs de vols » permettent d’afficher un calendrier qui vous indique les différents tarifs en fonction des jours/des mois, et d’ainsi vous proposer les options les plus économiques, les plus rapides, avec ou sans escale… Si c’est très pratique pour faire vos recherches, une fois que vous avez repéré une option, n’hésitez pas à regarder directement sur le site de la compagnie (normalement, un lien vous y redirigera directement) car c’est l’assurance d’avoir un prix « juste », un contact direct et simplifié avec la compagnie dans le cas où vous rencontreriez un problème avec votre vol. Une fois un vol choisi, faites attention à son tarif qui parfois n’est pas définitif. En effet, quelques options peuvent être payantes et cela ne vous est spécifié que dans les étapes suivantes (eh oui, aujourd’hui les longs courriers s’alignent sur les vols low-cost). Par exemple, le tarif affiché de notre vol direction Santiago du Chili ne prenait pas en compte les bagages en soute qui étaient donc en frais additionnels (il peut y avoir d’autres options comme pouvoir choisir son siège pour être à côté, la qualité de la nourriture, une assurance…).

Nous tenons cependant aujourd’hui à vraiment insister sur le choix de votre moyen de transport. Il existe en effet autant de manières de voyager/de modes de transport que de voyage. Après ce voyage il n’est plus envisageable pour nous de ne pas considérer les moyens de transport plus doux et plus lents parce qu’ils sont plus en accord avec nos valeurs, notre vision du voyage et les réalités environnementales. Voyager c’est bien, mais avoir conscience de l’impact de ses choix c’est encore mieux !

  • L’inscription sur Workaway et premiers contacts d’hôtes sur place :

Comme nous avions déjà fait l’expérience du Wwoofing en Suède, nous connaissions le principes du volontariat : 25h de travail par semaine contre le logement et le couvert. Pour l’Amérique du Sud, un ami nous a conseillé de nous inscrire sur la plateforme Workaway, davantage développée sur ce continent. Workaway est donc une plateforme payante (tarifs inscription : 42 dollars pour un compte individuel ; 54 dollars pour un compte double), qui permet de fournir une base de données pendant une année complète à partir de la date d’inscription. La base de données comprend une liste par pays des différentes offres de volontariat à travers le monde. Vous pouvez filtrer votre recherche en fonction du continent, du pays, de la région, de la ville, du type de volontariat recherché, de la date…. vous pouvez aussi entrer des mots clés… Et suite à votre recherche, apparaît une liste d’hôtes, qui sont donc à la recherche de volontaires pour venir les aider sur diverses missions. Chaque annonce vous indique la période propice à l’accueil de volontaires, la durée minimum, les missions proposées, les services mis à votre disposition (logement, nourriture, wifi…)… Vous avez également accès à différents commentaires mis en ligne par d’autres volontaires venus auparavant, ainsi qu’à une messagerie privée afin de contacter l’hôte. Nous vous conseillons d’avoir toujours une longueur d’avance sur vos demandes de volontariat. Pensez que vous n’êtes pas les seuls à voyager comme ça, et que les hôtes ont une vie, un travail et ont eux aussi besoin de prévoir à l’avance et de s’organiser. C’est aussi valable pour vous car bien souvent les lieux de volontariat sont perdus dans la pampa donc ça vous laisse le temps de vous renseigner sur comment vous y rendre, mais aussi de faire plus ample connaissance par message avec votre hôte. En moyenne, nous essayons de contacter les hôtes qui nous intéressent 1 mois et demi à l’avance. Autre conseil : multipliez les demandes (mais PERSONNALISÉES, pas de copier-coller !) pour avoir plus de chance d’avoir une réponse positive et de vous offrir plus d’opportunités. Au bout de 8mois de voyage, nous avions réalisé 6 volontariats via Workaway : dans un éco camping, dans une ferme laitière biologique en développement, dans un hostel, chez une famille, dans un grand potager en permaculture et dans un restaurant de sushis vegan. Chaque expérience est unique. Nous vous conseillons de lire notre article sur le volontariat si le sujet vous intéresse.

  • Le déménagement

Être dans cette phase de préparation du voyage signifie que le départ n’est plus si lointain. Il faut donc bien souvent commencer à y penser à ce fameux départ, à s’organiser. Pour notre part, le départ signifiait quitter notre appart de Paris, et toutes les joies qui vont avec le déménagement : demande de préavis, résiliation du contrat EDF, du contrat internet, du contrat téléphonique, faire le tri dans ses affaires… C’est en effet un bon moment pour faire le tri dans ses affaires car souvent on accumule bien trop de choses, d’habits… Et moins on en a, moins y’a de cartons et mieux c’est rangé ! Considérez donc l’option d’un événement-fête de départ chez vous qui fera office de brocante/braderie générale, ou bien utilisez leboncoin ou même donnons.org (ça part comme des petits pains !)… 😉 ! Petit conseil carton : faites les par thématique, noter dessus ce qu’il y a dedans et en faire des spécifiques avec les affaires que vous comptez emmener en voyage (eh oui, c’est dommage la veille du départ de mettre sans dessus-dessous les cartons que vous avez passé des heures à faire pour chercher la petite lampe frontale jusqu’alors inutile, mais qui au fin fond de la Patagonie le sera !).

  • L’achat de matériel

Le contenant et le contenu de votre future maison, votre sac à dos/backpack, est important (même si tout est à relativiser : il n’y a rien d’irremplaçable). Nous avions commencé à nous renseigner sur des blogs, à faire des listes du matériel qu’on pensait amener quelques mois avant de s’y mettre réellement (eh oui ça rendait le truc concret !). Quand le moment venu est arrivé, nous nous sommes beaucoup appuyé sur l’article de Tourdumondiste « Équipement : quel matériel faut-il emmener pour un tour du monde ?« . On vous raconte tout ici si jamais vous voulez en savoir plus sur le contenu de nos sacs à dos. Légèreté et simplicité sont vos meilleures amies ! Nous avons procédé à l’acquisition du matériel qui nous manquait une fois qu’on avait choisi la destination de notre voyage, qu’on s’était renseignés sur le climat, qu’on avait lu quelques blogs, qu’on avait fouillé dans nos vieux placards, demandé à tout notre entourage et que les cadeaux de Noël/anniversaire étaient passés. Un de nos conseils serait de se préoccuper avant tout du matériel spécifique qui peut être compliqué à trouver et coûteux à acheter dans les pays que vous allez visiter. Pour le reste, vous imaginez bien que tous les pays du monde sont dotés de magasins en tout genre et que ça vous donnera l’excuse d’aller faire l’expérience du shopping (aussi responsable que possible bien sûr) à l’étranger. Une fois toutes ces informations en tête, on a construit notre budget pour ce voyage et on a pu aller faire les emplettes nécessaires (tout en gardant en tête le minimalisme de rigueur pour les futurs escargots que nous allions devenir : eh oui, on portera nous aussi notre maison sur le dos !) en sachant quel budget était alloué à l’achat de matériel.

  • La souscription à une assurance voyage

Nous étions loin d’être convaincus, comme beaucoup, surtout lorsque nous avons découvert combien cela nous coûterait. Mais ayant quelques voyages à notre actif, nous savons qu’il suffit d’un tout petit rien pour qu’à l’étranger, loin du système à la française qu’on connaît si bien, ce qu’on pensait être un détail devienne un véritable cauchemar ! Que ça soit un problème de santé, un vol d’avion annulé, un sac contenant votre plus précieux matériel volé… Une assurance vous permet d’avoir des spécialistes vers qui vous en remettre car un pépin n’est jamais très loin. Votre carte bancaire vous propose normalement une prise en charge de 90 jours. Il faut cependant bien vous renseigner sur ce que comprend cette « prise en charge ». Et c’est la même chose si vous choisissez de prendre telle ou telle assurance ! Comme vous maintenant, nous étions un peu perdus et le Comparatif des assurances voyages écrit par Tourdumondiste nous a beaucoup aidé !  N’hésitez pas à y jeter un coup d’œil. En tout cas, gardez en mémoire que peu importe la taille de votre trousse pharma, jamais elle ne remplacera une bonne assurance ! Et l’assurance elle, vous ne vous la trimballez pas sur le dos. Grâce à cela, nous avons choisi de faire confiance à Chapka Assurances, en choisissant le contrat Cap Aventure, qui nous paraissait le plus adapté à nos besoins. Nous sommes aujourd’hui tellement satisfaits de notre assurance que nous comptons aujourd’hui Chapka Assurances comme l’un de nos partenaires.

  • Les rendez-vous médicaux

A l’étranger, nul besoin d’emporter votre chère carte vitale ! Eh oui, les systèmes de santé diffèrent en fonction des pays, et c’est en voyageant qu’on réalise l’importance d’avoir un bon système de santé (et l’importance de lutter pour le maintenir !). Alors qu’en France nous avons l’habitude de voir beaucoup de nos soins et médicaments pris en charge par la sécurité sociale, être malade à l’étranger permet de prendre conscience du prix des soins. Par exemple lors d’un précédent voyage, une simple angine au Canada, sans assurance spéciale, nous avait coûté pas loin de 1500 $… Pensez donc à anticiper les rendez-vous médicaux avant votre départ : médecin généraliste pour un check-up complet, rendez-vous pour les vaccins (si vaccin il y a), dentiste, dermatologue, podologue… Et profitez-en pour faire un point sur votre trousse pharma: sans être hypocondriaque, demandez conseil à votre médecin sur le petit nécessaire à emporter avec vous et adaptez-le selon le fonctionnement général de votre organisme.

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